Une histoire de l’ETA

Pierre Poggioli présente  son ouvrage : « Une histoire de l’ETA »

juillet 3, 2012

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  Après la publication de l’ouvrage , Une histoire de l’IRA (l’Armée Républicaine irlandaise) Pierre Poggioli a présenté son dernier ouvrage Une histoire de l’ETA (l’organisation armée basque) ce vendredi 6 juillet 2012 à 18 h Local Corsica Libera Rue Paul Colonna D’istria Ajaccio Face au Collège des Padules. Une séance de dédicaces suivra jusqu’à 20H.

Après l’écrasement par  Franco du Pays basque quasi-indépendant (1939)  le Gouvernement basque en exil, sous la direction du PNV,  poursuit clandestinement  la lutte.  Fin des années  50, la revendication se  radicalise puis se réorganise. Deux mouvements de jeunes EGI et Ekin créent ETA, organisation armée clandestine et révolutionnaire pour l’Indépendance d’Euskal Herria  (Pays basque Nord et Sud) s’affirmant la principale opposition armée au Franquisme.  L’assassinat  (20 déc. 1973) de l’Amiral Carrero Blanco, successeur désigné de Franco, accéllère la décomposition de la dictature. ETA est au sommet de sa capacité opérationnelle et de la gloire au plan international. 

Reliant lutte de libération nationale et sociale, s’éloignant du nationalisme traditionnel, ETA, d’abord vague au plan de l’idéologie s’oriente vers un nationalisme révolutionnaire de gauche, puis un Socialisme affiché, adoptant à partir de 1967 une ligne marxiste-léniniste.

Durant les années 70, avec la fin du Franquisme puis la Transition  (Constitution espagnole et Statut d’Autonomie)  ETA , confrontée  à d’importantes évolutions au sein de l’ensemble espagnol, poursuit la lutte, l’autodétermination du peuple basque n’étant pas reconnue, donnant naissance à ETA V puis ETA-m des années 80 (celle d’aujourd’hui).

Durant les années  80, la situation change avec  la collaboration répressive Paris/Madrid. Le débat fait rage au sein des structures du MNLV,  illégalisées et interdites. Après nombre de débats (scissions et recompositions)  ETA va peser sur l’organisation de sa  mouvance publique.  Herri Batasuna et le Bloc KAS domineront le champ politique public abertzale, chapeauté par ETA, «Direction politique» de la lutte, positionnement source de débats houleux, notamment sur la mise en place de négociations  pour  un règlement politique de la Question basque.

Au Pays basque Nord, Iparretarrak  apparu en 1973, s’impose par son activité politico-militaire, jusque dans les années 1990 (après  Hordago disparu en  mars 1981)   .

Au Pays basque Sud, alors que la mouvance abertzale (toutes tendances) est majoritaire en voix, Madrid, tous gouvernements confondus (poids de l’armée sur les évolutions politiques, garante de l’unité territoriale) exigera toujours en préalable aux négociations, un dépôt des armes d’ETA, sans admettre le droit à l’autodétermination basque. L’Etat espagnol, malgré la trêve réitérée d’ETA,  choisit la répression contre toute forme d’expression politique de la gauche indépendantiste,  malgré ses appels à pouvoir se constituer légalement, après avoir pris  ses distances avec la violence armée et prônant un règlement  politique. 

Le 5 sept. 2010, ETA  a annoncé une trêve des ces actions armées , réitirant son cessez-le-feu  (8 janv. 2011) avant d’annoncer la cessation de ses activités armées (oct. 2011).

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