#Amnistia : Sulidarità : Toutes et tous à la manifestation le 24 Septembre in Aiacciu

Poggioli Pierre                                                           4 septembre 2016

#Amnistia : Sulidarità : manifestation le 24 Septembre

Hè ghjunta l’ora di a mubilizazione !

Manif sulidarità-24 septembre 2016-

L’état Français a démontré sa capacité à nier la volonté populaire. Ces derniers jours, en cette fin du mois d’août 2016,  Petru Paoli et Emmanuel Peru dont le juge avait ordonné la libération, ont été maintenus en détention à la demande du Parquet, tandis que Marc Ganu libéré il y a 5 jours, près être comparu libre a été pour sa part de nouveau incarcéré.

Cette décision scandaleuse aux motifs fallacieux était une nouvelle brimade insupportable prise à l’encontre de  ceux qui sont aujourd’hui en prison pour leur engagement aux côtés du peuple corse dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits nationaux et son droit à la maîtrise de son destin sur sa terre

C’était une nouvelle pression infligée aux militants emprisonnés, aggravant le désarroi des familles qui aspirent chaque jour avec plus de force et de détermination que cette situation d’injustice cesse.

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5 mai 1976: Création du FLNC

5 mai 1976- 3-4 mai 2016

Après le FLNC-Union des combattants, le FLNC du 22 octobre… l’occasion de revenir sur la création du FLNC le 5 mai 1976

Dans la nuit du 3-4 mai 2016, le FLNC du 22 octobre a annoncé sa démilitarisation lors d’une Conférence de presse dans le maquis (en présence d’une cinquantaine de militants cagoulés, lourdement armés). L’organisation qui revendique 250 attentats dit « vouloir donner à la nouvelle assemblée de Corse la possibilité de gérer sereinement cette mandature ». Pour les clandestins, “L’accession des nationalistes au pouvoir le 13 décembre 2015 est un tremblement de terre politique dans l’histoire de France“. Disant vouloir “apporter [leur] pierre à l’édifice de la construction apaisée de la nation corse“, il estime que “la seule façon de contribuer à cette évolution nouvelle dans la Corse du 21e siècle est de renforcer le Processus de paix initié par l’Union des combattants”.

Ce positionnement intervient près de deux ans après l’annonce du dépôt des armes du FLNC dit UC, intervenue le 25 juin 2014. ” Après 250 attentats, dont certains spectaculaires, que les clandestins revendiquent, et de nombreux textes de revendication, les résultats de la synergie de cette vision se firent sentir et l’adhésion populaire devenait grandissante“, (porte parole organisation).

Début des années 2000, après nombre d’unions-scissions-recompositions au sein du FLNC qui s’était réunifié durant le Processus de Matignon (Démarche initiée par le 1er ministre Lionel Jospin qui a reçu tous les élus, nationalsites compris à Paris pour un débat à ciel ouvert et sans tabous sur la Question corse) et alors que le cycle attentats-répression a repris et se poursuit, une nouvelle série d’attentats touche Ghisonaccia (14 nov. 2002). Ils sont revendiqués par un nouveau FLNC (issu de ce FLNC réunifié) qui prend le nom de FLNC du 22 octobre (date de sa 1ère apparition).

29 Juin 2014 : Le FLNC-Union des combattants, qui a poursuivi ses activités militaires) annonce l’abandon progressif de la lutte armée : Dans une longue déclaration (14 pages) transmise aux médias, il annonce: « sans préalable et sans équivoque aucune, notre organisation a décidé unilatéralement, d’enclencher un processus de démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité »…. Cette importante communication marque un tournant politique majeur dans la situation politique vécue par la Corse depuis les années 70….. Près d’un an après il rappellera, dans un commuiqué à l’occasion de la venue du ministre de l’Intérieur dans l’île, (13 juullet 2015) son initiative politique, réitérant ses revendications pour une solution politique au Problème corse.

En 2016, alors que la répression s’est poursuivie sans discontinuer, le FLNC-22 octobre n’était plus intervenu depuis 2007. Après avoir  revendiqué l’attentat à la voiture piégée perpétré le 10 décembre 2006 vers 13h devant le réfectoire du cantonnement de CRS (Furiani, près de Bastia) il a revendiqué le 2 janvier 2007, une trentaine d’attentats commis alors sur l’île les derniers mois et dit rechercher une “solution politique négociée” après l’élection présidentielle qu’il avait jugé importante. Sa dernière apparition date d’une interview au mensuel Corsica,  novembre 2007. Le FLNC-UC, avait alors donné lui aussi une interview au mensuel Corsica (novembre 2007).

5 Mai 1976

Création du Front de Libération Nationale de la Corse,   FLNC

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1) Avant les années 60

Après la défaite de Ponte-Novu (9 mai 1769), et la fin de l’Indépendance de l’île avec Pasquale Paoli, la Corse tente en vain de résister militairement, avant d’être contrainte à une simple revendication socioculturelle, brisée avec le 1er conflit mondial. Le renouveau autonomiste sera encore brisé par la 2ème guerre et l’instrumentalisation mussolinienne, voulant la rattacher à l’Italie (Irrédentisme) de l’appartenance de l’île à l’aire italique, revendiquée par le Corsisme. Certains vont toutefois succomber aux «sirènes irrédentistes », se fourvoyant dans le fascisme, emportés par l’admiration pour l’Italie et la proximité culturelle et linguistique de la Corse avec cette Péninsule, longtemps « terra ferma » pour les Corses les siècles précédents. Cela les conduira à occulter la « réalité » fasciste du régime Mussolinien. Après la guerre, la revendication corse sera longtemps discréditée par ces dérives idéologiques.

2) Années 60 : Les premiers groupes clandestins

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Libertà pà tutt’i prighjuneri pulitichi corsi e amnistia

Libertà pà tutt’i prighjuneri pulitichi corsi e amnistia

Liberté pour tous les détenus politiques corses et amnistie

               Aujourd’hui, les Présidents de l’Exécutif et de l’Assemblée de Corse ont tenu une conférence de presse suite à une réunion avec l’associu Solidarità ( Association de défense et de soutien des détenus politiques et des recherchés pour faits politiques en relation avec la situation dans l’île).

Repression (2)

Cette conférence de presse s’est tenue alors que le 18 janvier, le 1er Ministre Manuel Valls reçoit les élus corses et les responsables de la Collectivité Territoriale Corse pour évoquer la situation politique et les futures évolutions vers la Collectivité unique en 2018.

Les intervenants ont réaffirmé leur solidarité avec les victimes de la répression et réitéré leur demande de libération en prélude à une amnistie générale, rappelant que ces objectifs demeuraient une priorité pour eux ce qu’ils comptaient rappeler au 1er ministre

                    La répression dans les prisons françaises

Pourtant, dans le même temps, en contrepoint, l’administration pénitentiaire semble mettre un point d”honneur à ne tenir aucun compte des évolutions politiques en Corse. C’est ainsi que les incidents plus ou moins graves vis à vis des detenus corses se multiplient ces derniers jours. Même si la situation de chacun d’eux, pour diverses raisons est loin d’être supportable, (comme,pour leurs proches venant les visiter) tant l’injustice, les vexations et les mesures répressives sont leur lot quotidien dans les prisons françaises, loin de leurs familles et de leurs proches, le cas de trois d’entre-eux ces derniers jours est proprement scandaleux.

Cédric Courbey et Xavier Ceccaldi  

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Le Parquet refuse la libération de Pierre Paoli

Le Parquet refuse la libération de Petru Paoli, contre l’avis du juge d’instruction Alain Gaudino

Mercredi 15 juillet, le juge  Alain Gaudino en charge du dossier, prend une ordonnance de mise en liberté de Petru Paoli, avec assignation à résidence s et port d’un bracelet électronique. Il avait (une fois n’est pas coutume) demandé aux avocats de Pierre Paoli de déposer une demande de mise en liberté à la veille des vacances judiciaires.

Le Parquet a immédiatement fait appel de cette décision de mise en liberté. Le juge du Parquet usant d’une astuce juridique pour s’opposer à la décision de son confrère du Siège, Alain Gaudino. Il a aussitôt prononcé un référé-décision pour le garder en détention jusqu’à la décision de la Chambre d’Instruction  de la Cour d’Appel de Paris qui a siégé hier lundi 20 juillet à partir de 16 H (soit Cinq jours après !! )… Et ce alors que l’Appel visant l’ordonnance du juge Gaudino étant suspensif, Pierre Paoli aurait du être remis en liberté jusqu’à la décision de la chambre d’instruction de la Cour d’Appel de Paris de ce lundi. La décision était attendue dans la nuit ou ce matin mardi…

Elle est finalement tombée ce matin avec le refus de mise en liberté de Petru Paoli.

P Paoli

Depuis février, suite à une énième rafle dans la mouvance nationaliste, Pierre Paoli avait été incarcéré à la prison de Nanterre et deux autres militants Philippe Zani et Fernand Agostini, avaient été mis en examen dans le cadre du dossier des nuits bleues de 2012, revendiquées par le FLNC. En novembre 2013, suite à une autre rafle dans la mouvance nationaliste, trois hommes avaient déjà été mis en examen et incarcérés depuis dans la région parisienne.

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Corse : Amnistie pour les emprisonnés, les condamnés et les recherchés pour faits politiques

5 mars 2015 : Pierre Poggioli

Corse : Amnistie pour les emprisonnés, les condamnés et les recherchés pour faits politiques

Cette revendication d’amnistie est toujours présente dans les combats d’émancipation nationale de par le monde (et autres conflits armés ou situations de guerre) . Elle est une revendication centrale au Pays basque, sans cesse mise en avant, surtout  depuis l’arrêt de la lutte armée par ETA en 2011. Lorsqu’a débuté le processus de paix en Irlande du Nord, les prisonniers politiques de l’IRA ont été remis en liberté, y compris  les auteurs de l’attentat qui avait coûté la vie au cousin de la Reine d’Angleterre Lord Mountbatten (août 1979)

Depuis les années 60, nombre de Corses ont été interpellés et incarcérés  pour des faits en relation avec leur engagement politique dans la défense des droits du peuple corse sur sa terre.

Beaucoup ont été lourdement condamnés, et ont accompli de nombreuses années de prison. D’autres ont subi des périodes très longues de détention “provisoire “ avant d’être élargis pour insuffisance de preuves ou de charges dans des dossiers souvent inconsistants

Les nationalistes corses ont toujours avancé la nécessité d’un Règlement global de la Question politique corse. Dans le même temps, ils ont toujours insisté sur le fait que toute solution politique in fine impliquait une amnistie totale pour les détenus emprisonnés et les recherchés pour des faits reliés à la situation politique dans l’île..

Même si parfois elle est mise de côté durant certaines périodes, elle revient surtout en force lorsqu’il y a des prémices d’un Règlement politique. La demande a toujours été faire par le mouvement clandestin, relayée par les différents mouvements publics. Aujourd’hui cette demande est même portée ar certains élus de l’Assemblée de Corse (Jean Louis Orsucci du Parti Socialiste) au-delà du monde nationaliste corse.

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Depuis les événements en Corse, deux statuts particuliers ont été octroyés à la Corse, le premier avec l’arrivée des socialistes au pouvoir à Paris 1981 (Statut Defferre), le deuxième en 1990 sous la houlette de Pierre Joxe.

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