Municipales 2020 en Corse : Duels et enjeux

   Derrière les duels enjeux des élections municipales, d’autres enjeux

« Essai d’analyse » à la veille du 1er tour des élections du 15 mars en Corse… À moins que ces élections ne soient repoussées aux calendes, si le coronavirus poursuit sa progression.

Malgré « l’épreuve du pouvoir », les résultats des nationalistes « institutionnels », toutes tendances confondues, (ceux dont les structures « nationalistes se revendiquant ou se prévalant du nationalisme corse, participent à une quelconque élection),  ne seront pas en baisse. Au vu des résultats globaux,  leur audience, (nombre de suffrages), et assise électorale, – (au-delà de l’apport, plus ou moins sincère et désintéressé de nombre d’anti ou d’opposants aux nationalistes de jadis ou de nouveaux nationalistes, ralliés, d’ouverture, ou même de certains suffrages de personnes issues de la colonisation de peuplement),  s’élargiront au vu du nombre de communes où ils étaient déjà présents, et celles où ils n’ont jamais été représentés jusqu’alors …

Désormais, au centre des débats et de la situation politique de l’île, ils ne peuvent que progresser globalement, y compris dans ce type d’élections..

Mais dès lors aussi, les véritables enjeux au sein du monde nationaliste se situent à un autre niveau, et certains duels peuvent en cacher nombre d’autres.

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LÉGISLATIVES EN CORSE :MISE EN ORDRE DE BATAILLE… ET AU-DELÀ

Poggioli Pierre 

TRIBUNE LIBRE : LÉGISLATIVES EN CORSE. MISE EN ORDRE DE BATAILLE… ET AU-DELÀ

27 mai 2017   I Chjassi di u Cumunu

Pour le mouvement nationaliste corse, hors l’union point de salut, et pour les Corses, hors le nationalisme corse, point de salut …

Résumons : Trois têtes de listes et deux suppléants pour Femu a Corsica (Inseme et PNC). Deux suppléants et un candidat ex-membre du groupe Aiaccini mandaté pour Corsica Libera.
article d'humeur 1 (2)Des chances indéniables dans les deux circonscriptions de Haute-Corse (Michel Castellani et Jean-Felix Acquaviva) et l’espoir d’un bon résultat en Corse-du-Sud, où les deux candidats « Les Républicains », Camille de Rocca-Serra (Député sortant) et Jean-Jacques Ferrara (qui prend la suite du député-maire Laurent Marcangeli) ont de grandes chances de l’emporter.

Difficultés techniques ?

Comme chaque fois, à l’annonce d’une campagne électorale, des difficultés quant à l’équilibre des diverses structures et à la représentation des uns et des autres. La presse en a parlé, mais tous les mouvements sont concernés par de telles turbulences internes qui rejaillissent immanquablement sur l’union Corsica Libera-Femu a Corsica.

Déjà l’approche vis-à-vis des élections présidentielles aurait sans nul doute mérité une position commune des mouvements aux responsabilités à la CTC, et pour les deux tours…. Même si les nationalistes jusqu’à aujourd’hui n’avaient jamais par le passé eu une approche commune par rapport à cette élection, voire s’en étaient désintéressés quant aux mots d’ordre donnés à leurs soutiens et électeurs… cela aurait participé à l’évidence de la clarification politique dans l’île pour nombre de nos électeurs, au-delà des militants..

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Après les élections cantonales, où va le mouvement nationaliste corse ?

Résultats et analyses : Où va le mouvement nationaliste corse ?

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Premières impressions après les élections cantonales

Forte abstention, (Plus 20 % en Haute-Corse et Plus 2,50 %  en Corse du Sud). Même si la participation à ce type d’élection est supérieure à la moyenne française, en Corse elle l’a toujours été, (Clientélisme oblige) les Corses semblent un peu plus avoir bien compris l’inutilité (et le coût bien inutile) occasionné par des élections à une institution qui va disparaître.  Victoire de l’UMP en Corse du Sud et de la mouvance Paul Giacobbi en Haute-Corse (les systèmes clientélistes reconduisent ceux et celles qui sont aux commandes des subventions et des aides en tous genre, surtout en matière sociale dans des institutions, et qui constituent les bases du clanisme et du clientélisme).

Les nationalistes avançaient séparés, sauf à Figari. Lorsqu’une seule des deux mouvances Femu a Corsica ou Corsica lIbera se présentait seule, le souitien de l’autre mouvance absente n’a guère été effectif (Corté et région notamment).

Femu a Corsica dans le prolongement de son alliance majorité municipale à Bastia s’est présentée deux fois en binôme avec la droite et deux fois avec la gauche. En binôme avec la Droite « Alliance municipale Bastia », Femu a  Corsica obtient un siège à Bastia, en rate de peu un 2ème. Un 3ème binôme Femu a Corsica-Gauche « Alliance municipale Bastia » se trouve en ballottage favorable et un 4ème binôme  est au second tour, mais a peu de chances de succès). Corsica Libera tire son épingle du jeu, avec de bons résultats à Corti, Calvi, Bastia 2, Bavella en se présentant seule, et d’autres bons résultats en se présentant avec d’autres ou en soutien.

Mais les nationalistes perdent leurs deux sièges (Un PNC et un nationaliste sans étiquette).

La baisse de participation, fait nouveau en Corse où ce genre d’élection bat les records d’habitude, fait monter les taux des résultats (mais nombre d‘anciens élus ne se représentaient pas vue la baisse du nombre de cantons et la réforme prévue en 2018).

Trois forces politiques se partagent  le panorama politique

Désormais hormis les mouvements nationalistes, l’île et régentée par la Droite omniprésente au Sud et la Gauche ne tient plus que grâce à la mouvance Giacobbiste en Haute-Corse.

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Femu a Corsica : la martingale ou la stratégie du caméléon ?

Pierre Poggioli

Femu a Corsica : la martingale ou la stratégie du caméléon ?

En 2004, avec la liste d’union nationaliste, le nationalisme dit modéré réussissait un véritable hold-up. N’ayant eu aucun élu en 1999, durant le processus de Matignon, où à son grand dam seule Corsica Nazione, forte de ses huit élus, avait le privilège de négocier directement avec le gouvernement Jospin, les « modérés » allaient rétablir la situation.

Gilles-jean chritophe

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JeanLes mouvements PNC et A  Chjama, structure nouvellement créée (qui durant sa mise en route criait urbi et orbi que le but  de sa démarche n’avait rien à voir avec une quelconque stratégie électoraliste), allaient s’unir et entamer des discussions avec Corsica Nazione. Résultat, profitant de cette union menée par Edmond Simeoni  (Huit élus), la mouvance modérée se retrouvait avec un contingent d’élus à la CTC de six élus, alors que Corsica Nazione, grande perdante, devait se contenter de deux élus.

C’est ainsi qu’allait s’inverser le rapport de forces internes à l’ensemble nationaliste avec Femu a Corsica..

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